
Les 14 et 15 septembre 2026, Sit in peace participait au Festival SilverEco, au Palais des Festivals de Cannes, après avoir été nommé aux Trophées SilverEco dans la catégorie « Lutte contre l’Isolement et Intergénérationnel ».
Deux jours de rencontres et d’échanges autour de la technologie, du bien-vieillir et, surtout, du sens que nous souhaitons donner à cette transformation de notre société.
Cette expérience a renforcé une conviction qui nous accompagne depuis la création de Sit in peace : la mémoire peut devenir un formidable levier de transmission, de lien social et d’attachement à nos territoires.
La SilverTech occupe naturellement une place importante dans l’écosystème du bien-vieillir. Elle apporte des réponses concrètes en matière de santé, d’autonomie, de sécurité ou de maintien à domicile.
Mais la technologie ne peut pas tout.
Bien vieillir, c’est aussi continuer à se sentir utile, reconnu et pleinement intégré à la vie de son quartier, de sa ville ou de son village. C’est avoir la possibilité de partager son histoire, de transmettre ses souvenirs et de conserver des espaces de rencontre avec les autres générations.
Cette édition du Festival SilverEco a justement permis de faire dialoguer innovation technologique, accompagnement humain et recherche de sens.

Les seniors étaient placés au centre de cette transformation… et même au centre de la scène lors du gala du lundi soir !
Nous avons été particulièrement touchés par la conception même des trophées remis aux lauréats.
Ces objets avaient été réalisés avec la participation de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Chaque brique représentait un souvenir de vie. En remportant un trophée, chaque lauréat emportait ainsi avec lui un fragment de leur mémoire.
Nous ne sommes pas repartis avec l’un de ces trophées, mais leur symbolique a profondément résonné avec notre démarche.
Un souvenir n’a pas vocation à rester enfermé. Lorsqu’il est partagé, raconté et transmis, il peut continuer à vivre auprès d’autres personnes. Il peut provoquer une émotion, faire naître une conversation et créer un lien entre des générations qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées autrement.
La lutte contre l’isolement ne repose pas uniquement sur la multiplication des activités ou des outils numériques. Elle passe également par la création de lieux où les personnes peuvent naturellement s’arrêter, se rencontrer et échanger.
C’est précisément le rôle que peuvent jouer les Bancs de Mémoire®.
Installé dans un parc, un jardin, une résidence, un établissement médico-social ou sur une place publique, un Banc de Mémoire n’est pas seulement une assise. Il peut devenir un point de rencontre et un support de transmission.
La plaque qui l’accompagne raconte une personne, un événement ou un fragment de l’histoire locale. Elle interpelle les passants, réveille parfois des souvenirs et offre un point de départ à la conversation.
La mémoire devient alors vivante et accessible. Elle relie les habitants à leur territoire, mais aussi les générations entre elles.
Nos aînés ne doivent pas seulement être considérés à travers les enjeux de dépendance ou de perte d’autonomie. Ils sont aussi les témoins de l’évolution de nos villes, les dépositaires de récits familiaux, professionnels et collectifs, et les transmetteurs d’une partie de notre patrimoine immatériel.
Leur donner la parole, c’est permettre à un territoire de mieux comprendre son histoire et son identité.
Un Banc de Mémoire peut ainsi être intégré à un projet plus large :
L’objectif n’est pas simplement d’installer un banc. Il est de concevoir, avec les habitants, un lieu qui leur ressemble et qui raconte quelque chose de leur territoire.
À Cannes, nous avons notamment eu la chance d’échanger avec le professeur Bertrand Fougère, président-fondateur du Gérontopôle Centre-Val de Loire et spécialiste des enjeux de prévention et d’anticipation du vieillissement.
Cette discussion a nourri notre réflexion sur la nécessité d’agir suffisamment tôt. Adapter nos territoires au vieillissement ne consiste pas uniquement à répondre à la dépendance lorsqu’elle survient. Cela signifie aussi concevoir dès aujourd’hui des environnements qui favorisent la mobilité, les rencontres et la participation à la vie locale.
Sit in peace resserre aujourd’hui ses liens avec le Gérontopôle Centre-Val de Loire afin d’explorer ces sujets et de confronter notre démarche aux besoins réels des seniors et des professionnels du bien-vieillir.
Nous poursuivons également nos échanges avec des structures de conseil et d’accompagnement des collectivités comme Territ’Ages. Ces réflexions portent notamment sur l’emplacement des bancs, leur intégration dans les parcours du quotidien et la manière d’associer les seniors à la conception des aménagements qui leur sont destinés.
Car un banc ne crée pas automatiquement du lien par sa seule présence. Son emplacement, son accessibilité, le récit qu’il porte et la manière dont les habitants sont associés au projet sont déterminants.

Notre participation aux Trophées SilverEco nous a permis de mieux comprendre l’écosystème du bien-vieillir et de rencontrer de nombreux acteurs engagés.
Nous revenons avec une conviction renforcée : les ingrédients sont réunis pour imaginer des projets ambitieux autour de la mémoire, de la transmission et du lien intergénérationnel.
Ces projets ne pourront toutefois prendre toute leur dimension qu’en réunissant les collectivités, les CCAS, les associations, les établissements, les professionnels de l’aménagement et, bien entendu, les seniors eux-mêmes.
Chez Sit in peace, nous souhaitons contribuer à cette dynamique en créant des lieux simples, sensibles et durables où chacun peut prendre place, raconter et transmettre.
Parce qu’un territoire ne se construit pas uniquement avec des bâtiments et des équipements. Il se construit aussi avec les histoires de celles et ceux qui l’habitent.
Vous êtes une collectivité, un CCAS, un établissement médico-social ou un acteur de l’aménagement ?

Président & fondateur de Sit in peace